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  1. La course des comètes

    Date de publication:

    11 Juillet 2014

    Dispersés dans une sphère de plus de 1,5 année-lumière de rayon, les milliards de noyaux cométaires du nuage d’Oort ne sont que très faiblement retenus par l’attraction du Soleil. Les perturbations gravitationnelles provoquées par le passage d’une étoile à 1 ou 2 années-lumière, ce qui se produit régulièrement lors du déplacement du Système solaire dans la galaxie, peuvent les accélérer ou les ralentir très faiblement sur leur orbite. En cas d’accélération, même infime, ces corps acquièrent une vitesse suffisante pour échapper à l’influence du Soleil et partent à l’aventure dans les espaces interstellaires. Dans le cas contraire, le freinage d’un noyau provoque la lente modification de son orbite et, en un laps de temps de plusieurs millions d’années, il plonge au ralenti vers le centre du Système solaire. Selon sa vitesse initiale et les aléas de ses rencontres, son orbite sera plus ou moins allongée et pourra même être profondément modifiée par l’attraction des planètes géantes. Comme tous les corps en orbite autour du Soleil, les comètes parcourent des trajectoires elliptiques plus ou moins allongées, dont le Soleil occupe l’un des foyers. Dans le cas extrême, l’orbite de la comète est parabolique et la comète échappe à l’attraction gravitationnelle du Soleil après son premier passage. Dans un souci de classement, les astronomes ont décidé arbitrairement de classer les comètes en fonction de leur période, c’est-à-dire du temps qui s’écoule entre deux passages au plus près du Soleil, le périhélie. En dessous de 200 ans, on parle de comètes à courte période, au-dessus, de comètes à longue période. Certaines comètes du nuage d’Oort peuvent plonger droit vers le Soleil et le percuter de plein fouet ou bien le frôler à une vitesse folle avant de repartir au loin.

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  2. Vie et transformation d'une comète

    Date de publication:

    11 Juillet 2014

    Des milliards d’années de patience, puis une mort rapide, voilà la vie des comètes ! Une fois décroché du nuage d’Oort, où il somnolait depuis l’origine du Système solaire, un noyau cométaire plonge vers le Soleil et disparaît très rapidement. Cela vous semble exagéré ? Voici les chiffres : plus de 4 milliards d’années à - 200 °C dans le congélateur du nuage d’Oort, près de 4 millions d’années pour migrer peu à peu jusqu’à la porte des mondes planétaires, à moins de 10 milliards de kilomètres du Soleil, et, au mieux, quelques milliers d’années pour disperser sa matière entre les planètes et se désintégrer. Rapportez cela à une vie humaine de 85 ans, vous trouverez qu’il faut alors moins d’un mois à la comète pour s’approcher du Soleil et moins de 45 minutes pour se transformer et disparaître en dilapidant ses biens. Et il s’agit là des comètes périodiques ; pour celles qui plongent directement dans le Soleil depuis les confins du système, la dernière phase ne dure que le temps d’une respiration.

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